Numéro 57
I - Articles téléchargeables

Ce numéro commence par un événement : la revue Diasporiques a été autorisée par les Éditions du Seuil à publier des bonnes feuilles du livre posthume de Georges Perec, Lieux, le jour même de sa sortie… Nous sommes évidemment extrêmement sensibles à ce témoignage exceptionnel d’estime des « inventeurs » de cet ouvrage mythique.

L’éditorial du numéro fait une proposition audacieuse qu’on peut qualifier de parfaitement utopique ou simplement de prématurée : penser l’après-Poutine. Elle n’est certes pas « d’actualité » mais elle finira par le devenir et il n’est pas inutile de réfléchir à ce qu’on pourrait alors essayer de faire avec ces Russes « à qui nous ne faisons pas la guerre ». Suit un entretien, très engagé en faveur des animaux, avec le président de la Fondation Droit animal, éthique et sciences, Louis Schweitzer : pour lui il ne fait pas de doute que ceux-ci ont des droits même s’ils n’ont pas la capacité de les revendiquer et qu’il est de notre devoir de respecter leur bien-être lorsqu’on se sert d’eux d’une façon ou d’une autre. Jean-Claude Trichet, dans son entretien semestriel avec la revue, prend résolument parti : nous devons impérativement accepter de céder une part de notre souveraineté à l’Union européenne. Une prise de position que complémente Bernard Quelquejeu dans son affirmation que la stabilité de cette Union « composée d’états ayant décidé librement et souverainement de s’associer étroitement » requiert « la reconnaissance et le respect inconditionnels de cet ordre juridique spécifique que constitue le droit de l’Union européenne ».

Deux moments importants de la revue approfondissent la connaissance, engagée dans les deux numéros précédents, du peuple berbère. Dans son entretien avec nous, le président de l’association berbère Amazgha, Masin Ferkal,  témoigne de l’intensité de l’attachement de ce peuple à sa terre, à sa langue dans la diversité de ses expressions, à sa culture. Et c’est au poète et peintre touareg Hawad que nous donnons champ libre pour qu’il exprime, avec passion, son aspiration à ce qu’il appelle un surnomadisme.

Trois livres sont recensés, respectivement par Maurice Mourier, Philippe Brenot et Bernard Quelquejeu. L’Institut européen des musiques juives poursuit, nous dit Jean-François Lévy à propos d’un nouveau CD, son inventaire des œuvres inspirées par la musique juive populaire ou liturgique

Charles Conte nous offre le regard sur le monde que nous ouvrent ses habituelles chroniques.

La revue donne enfin écho à la superbe exposition organisée par le musée d'Art moderne de la ville de Paris sur l'œuvre de Toyen.

II - Articles accessibles dans la version imprimée

Maurice Mourier poursuit dans l’orangé ce qu’il avait commencé à faire dans le rouge en nous invitant à découvrir une nouvelle série de ses poèmes inspirés par les Couleurs du Phénakistiscope.

Découvrir / redécouvrir

Couleurs du Phénakistiscope

(Maurice Mourier)