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Le numéro 58  de juillet 2022 est disponible sur ce site 

Peut-on rebondir au-delà des « légitimes inquiétudes »

évoquées par l’éditorial de ce numéro 58 de Diasporiques ?

« Quand tout va mal, la seule échappatoire est d’être résolument optimiste » recommande, dans notre traditionnelle bande dessinée, Moshe à son complice Nabil… Difficile bien sûr de s’en convaincre, quand la Russie de Poutine continue son travail systématique de destruction d’un pays et de son peuple, quand la Chine de Li menace de priver par la violence de son droit à l’autodétermination le peuple taïwanais après démontré sa capacité à le faire avec les Tibétains et les Ouighours, quand le Proche-Orient à nouveau s’enflamme, quand les partisans de Donald Trump continuent non sans raison à espérer son retour au pouvoir, quand on commence à prendre conscience, un peu partout dans le monde, que le climat est vraiment en train de se détériorer durablement sans pour autant avoir ou le courage ou l’autorité permettant de freiner cette évolution potentiellement catastrophique, quand les menaces de multiplication des pandémies mondiales passent de la fiction à la réalité…

Quand on pense que tout espoir est vraiment perdu, on peut encore jouer à se rappeler l’histoire du devenir des homards de l’aquarium des cuisines du Titanic !  Mais il est peut-être plus réaliste de constater que l’humanité a résisté jusqu’ici aux fléaux qui n’ont cessé de compromettre sa survie depuis le fond des temps. C’est un constat mais ce n’est pas l’assurance que les forces de vie finiront par l’emporter sur les capacités de destruction et d’autodestruction de notre espèce... Cela étant, la lucidité n’implique en rien l’abandon de la lutte.

Aussi écoutons donc Monique Chemillier-Gendreau recommander de mettre à l’ordre du jour planétaire la création d’une nouvelle organisation des peuples. Soyons attentifs à ce qu’Alain Crémieux nous dit de la persistance du « parapluie » nucléaire même si hélas son    existence  ne   prémunit  en   aucune  manière    des  guerres 

« classiques » et peut-être même en favorise la survenue. Conscients  de l’existence des inégalités éprouvantes au sein de nos pays et de la priorité absolue de lutter sans relâche contre elles, essayons néanmoins de vivre ensemble en bannissant toutes les formes de haine civile. Et soyons heureux qu’une femme comme Lydia Flem continue à mener son indispensable combat si profondément humaniste.

© Veni Markovski  Photo ONU/Archive
Le siège à New-York de l’actuelle Organisation des Nations unies

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