Numéro 50 Juillet  2020

La diversité d’intensité des convictions

Bernard Quelquejeu, Philippe Lazar

Résumé

Une première source de diversification des convictions concerne les champs au sein desquels on les affirme : à propos de quelles réalités, dans quels domaines peut-on nourrir des convictions ? En fait les convictions couvrent de très larges domaines de l’existence personnelle et sociale : on peut avoir des convictions morales, politiques, sociales, des convictions esthétiques, artistiques, culturelles, des convictions métaphysiques, religieuses ou spirituelles. Mais il est une autre forme de diversité convictionnelle qui, elle, pose plus directement et plus fortement la question de la possibilité d’avoir de véritables échanges entre tenants de convictions différentes. Il s’agit de ce qu’on peut appeler la profondeur ou l’intensité des convictions. Il nous faut accepter de reconnaître que chacune de nos convictions occupe une certaine place sur une échelle qui couvre un large espace entre les convictions qu’on peut qualifier de premier plan et, à l’autre extrémité, celles qu’on peut cataloguer comme d’arrière-plan.  On pourrait aussi dire : entre celles pour lesquelles on est plus ou moins prêt à accepter de les nuancer et celles auxquelles on tient comme à la prunelle de ses yeux. En fait l’appellation de ces deux grandes catégories compte évidemment moins que leur incontestable existence et celle des questions qu’elles posent sur la nature des débats et des confrontations qu’elles peuvent induire.

Thèmes abordés dans l’article

Convictions,  Engagements, Démocratie

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