Numéro 43 | Octobre2018
Le manichéisme, poison de la démocratie
Philippe Lazar

Résumé

Si l’essence de la démocratie est bien le conflit, c’est aussi là toute sa richesse pour autant qu’il soit utilisé non pas comme outil de destruction réciproque mais comme source de progrès collectif. C’est en effet par la reconnaissance des apports essentiels de l’altérité et l’affrontement direct des difficultés qu’elle met en lumière qu’on se met en meilleures conditions pour les surmonter. Pour autant qu’on s’efforce de ne pas perdre de vue que l’intérêt général doit l’emporter sur les passions partisanes, en d’autres termes que ce sont les valeurs démocratiques qui doivent être privilégiées au regard du jeu majoritaire des pouvoirs. Promouvoir l’interconvictionnalité contre toutes les formes d’extrémisme est sans doute la meilleure voire la seule façon de sauver aujourd’hui la démocratie.

 

 

 

 

Thèmes abordés dans l’article

Convictions, Démocratie, Engagements, Institutions,

Union europénne

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