Numéro 45 | Avril 2019
Le national-populisme ou le retour du refoulé
 
Jacques Aron

Résumé

Jacques Aron tire avec sa vigueur coutumière une sonnette d’alarme qui aujourd’hui s’impose. Pour éviter la Troisième Guerre mondiale que quelques aventuriers nous préparent, une contestation s’impose, qui renoue les luttes sociales du passé avec l’espérance que porte la lutte pour le climat. Car la dégradation des conditions de vie naturelle n’est pas davantage une fatalité du développement économique mais bien le résultat d’une fuite en avant permanente devant plus de justice sociale. Elle est le résultat du report systématique sur le « peuple », par le biais de l’endettement des générations à venir, des coûts indirects socialisés qui permettent l’appropriation privée des profits à court terme. Aucune des formes actuelles de surexploitation de la nature et des hommes, avec leurs coûts indirects différés (déchets nucléaires, pesticides, pollutions, fonte glacière, etc.) et généralement grandement sous-estimés, n’est supportable plus longtemps. La recomposition des forces sociales autour d’un autre projet de société ne pourra faire l’économie de la démocratisation des grandes institutions internationales et supranationales, aussi difficile soit-elle.

 

Thèmes abordés dans l’article

 

Capitalisme, Démocratie, Nationalisme, Nations unies

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