Numéro 45 | Avril 2019
Mais qui diable est donc Howard Hawks ?
Jean-Jacques Sadoux

Résumé

Le titre de cet article de Jean-Jacques Sadoux sur le cinéma américain reprend celui d’un texte devenu célèbre de Robin Wood (Who the hell is Howard Hawks ?), paru à la fin des années soixante dans une revue célébrant la grandeur et l’originalité du cinéaste. Dans l’histoire du cinéma peu de metteurs en scène ont été si longtemps sous-évalués que Howard Hawks. Dans notre pays il aura fallu les articles des Jeunes-Turcs de la Nouvelle Vague (Rivette, Truffaut, Godard entre autres) pour que son importance soit enfin reconnue et qu’il accède au statut d’auteur à part entière. Dans un article paru dans Les Cahiers du Cinéma en mai 1956 – Hawks avait 60 ans – et qui allait faire l’effet d’une bombe (« Le génie de Howard Hawks »), Jacques Rivette soulignait pour la première fois ce qui faisait l’originalité profonde et la force de cet auteur – au sens le plus complet du terme – d’un cinéma fait d’intelligence et de rigueur. « Face à l’ignorance ou au mépris des intellectuels de ciné-club, disait-il, on n’insistera jamais trop sur la richesse de l’œuvre du plus grand cinéaste américain vivant ».

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