Dans ce numéro

Deux articles reviennent sur les événements tragiques du début de l’année 2015 : l’un – par un débat entre Florence Castincaud, François Dubet, Éric Favey, Philippe Lazar, Françoise Lorcerie et Joël Roman – concerne ce qu’on peut attendre désormais de l’école pour contribuer à apaiser les tensions interculturelles à son échelle ; l’autre est une réflexion de Robert Bistolfi sur la possibilité et l’intérêt d’une autorégulation éthique de la liberté d’expression. Alain Berthoz, quant à lui, nous montre comment les concepts fort distincts – mais souvent insuffisamment distingués – de sympathie et d’empathie gèrent les comportements des uns vis-à-vis des autres, à l’échelle interindividuelle d’abord mais aussi de façon plus collective. Encore convient-il d’éviter aussi d’autres confusions préjudiciables de vocabulaire, dont Philippe Lazar met certaines en évidence.
C’est au cœur du Moyen Âge que nous entraîne cette fois Maurice Mourier qui, avec sa verve coutumière, nous fait redécouvrir pour notre plus grand bonheur Chrétien de Troyes, poète, conteur et enchanteur, son dix-septième Grand Transparent. Six livres nous sont ensuite recommandés : le tirage au sort des députés, Contre les élections, que suggère David Van Reybrouck et qui a suscité l’intérêt de Dominique François, l’évocation de Jules Michelet par le regretté Lucien Febvre, que relit pour nous Philippe Brenot, l’analyse approfondie des Croyances de tous ordres par Henri Atlan, que nous présente Bernard Quelquejeu, la biographie de Roland Barthes par Tiphaine Samoyault, qui a séduit Maurice Mourier par son originalité et sa pertinence, le Miroir en éclats du poète François Lescun qu’évoque avec émotion Philippe Lazar et Dans la maison qui recule de Maurice Mourier, un univers fantasmagorique au sein de laquelle nous fait pénétrer avec délectation le même lecteur.
Corinne Bonnet nous propose son regard sur le travail pictural très original d’Isabelle Cochereau, l’artiste à qui nous donnons « champ libre » dans ce numéro.
Nous pouvions bien sûr compter sur nos fidèles Alain Berestetsky et Serge Radzyner pour aller pêcher dans d’autres revues des articles susceptibles de retenir notre attention. Et c’est cette fois-ci le rapprochement de l’Auvergne et de la région Rhône-Alpes qui excite nos papilles, avec l’aide précieuse entre toutes du chef auvergnat Jean Boyer, patron du regretté restaurant Le Tremblant, à la Chaise-Dieu, au cœur de la Haute-Loire.

 

 

Couv 29


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