Dans ce numéro

La France et le monde sont en crise. L’éditorial fait écho à nos inquiétudes sur l’état des partis républicains de notre pays, minés par la personnalisation de plus en plus intense du pouvoir. Monique Chemillier-Gendreau étend nos interrogations à l’échelle planétaire : comment ­pourrait-on échapper au chaos mondial largement dû à l’absence de contrepoids démocratique au rôle dominant des États-nations ? Le Dr Zamenhof – brillant inventeur de l’espéranto – espérait bien pour sa part favoriser l’intercompréhension entre les hommes grâce à une langue accessible à tous, nous rappelle Henri Masson, mais son projet est encore bien loin d’avoir passé les frontières du doute ! Jacques Aron est présent à un double titre dans ce numéro. Historique et politique d’abord, puisqu’il aborde de façon originale et critique le concept d’antisémitisme qui repose par nature sur un implicite parfaitement contestable : l’existence d’une race sémitique… Mais Aron est aussi là en tant qu’artiste puisque ce sont des extraits de son œuvre picturale (collages et images numériques) qui inaugurent la nouvelle formule de notre encart en couleurs. De l’imaginaire pictural on passe à une réflexion sur le rôle que joue l’imagination dans l’évolution de la science, au travers d’un débat que nous avions organisé pour la revue mensuelle des anciens Polytechniciens et que celle-ci nous a aimablement autorisés à reproduire. Ce serait une erreur de penser que la science est exclusivement « rationnelle » : elle ne le devient que par la lente décantation collective des propositions parfois hasardeuses que formulent les chercheurs à partir de leurs représentations personnelles de leurs objets d’étude. Une science qui progresse au demeurant de façon dialectique, comme nous le montre Évariste Sanchez-Palencia dans un livre recensé par Bernard Fernandez. Deux autres livres sont recommandés à votre lecture : le nouveau roman de Pascaline Mourier-Casile, Paula toute seule, qu’analyse pour nous le poète François Lescun et les Souvenirs vagabonds d’une de nos fidèles lectrices, Ruxandra Ràdulescu. Et c’est le grand Verlaine – avec ses forces mais aussi ses faiblesses – que nous présente cette fois-ci Maurice Mourier, en tant que son quinzième « Grand Transparent ». Pas de Chroniques cette fois-ci mais nos deux habituels analystes, Alain Berestetsky et Serge ­Radzyner, nous font profiter de leurs lectures de revues amies. Sylvie Kuczynski contribue à ­colorier en termes de culture culinaire le regroupement en cours de certaines Régions de notre pays. 

 

 

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