© Diasporiques  
ISSN n° 1276 4248
Mise à jour le 28/06/2008

Dans ce numéro…

Ce numéro 2 de Diasporiques commence par un hommage à Jacques Burko, qui nous a bien trop prématurément quittés.
La dominante de la revue est, cette fois, le concept d’identité. Monique Chemillier-Gendreau nous dit ses ré­serves sur la survalorisation de l’identité nationale au regard de nos multiples appartenances – une déclaration que nous mettons en exergue et que Plantu nous fait l’amitié de traduire à la une par un dessin à la fois délicieux et d’une remarquable intensité. Charles Conte nous fait mieux comprendre comment a progressivement émergé le concept dominant de nation. Joël Roman ne refuse pas quant à lui qu’on parle de la nationalité, mais à condition que ce soit d’une façon radicalement différente de celle de l’actuel pouvoir et Régine Dhoquois-Cohen revient très concrètement sur les lois Hortefeux et leurs désastreuses implications. Des propos qui rejoignent les préoccupations exprimées dans nombre des articles analysés dans la Revue des revues de Georges Wajs.
Bertrand Jordan nous explique en quoi la génétique moderne confirme que si le concept « d’ascendance » a un sens précis, celui de « race » continue d’être la pseudo justification que les racistes essaient de donner à la haine qu’ils éprouvent pour qui n’a pas la même apparence phy­sique qu’eux. Deborah Gutermann évoque une autre différenciation, elle aussi source potentielle de discrimination : le genre  p. 43. Mais notre personnalité et nos cultures se construisent aussi à partir de traditions techniques nous rappelle Denis Chevallier.
Des composantes de l’identité associées à l’individuation nous passons alors à une approche plus générale : Bernard Quelquejeu nous invite à redécouvrir avec Paul Ricoeur ce que peuvent être les composantes d’une identité collective et Guy Coq nous redit comment Emmanuel Mounier nous a appris à passer de la personne à la communauté et vice-versa.

Illustrant le regard spécifique que nous pouvons porter sur la culture juive diasporique, Oscar et Judith Rosowsky mettent une dernière ­touche à la reconstitution de l’histoire du Cercle Gaston-Crémieux . Maurice Mourier nous raconte comment ­Jacques Aron a choisi d’être « juif européen athée » et Jacques Aron lui-même nous parle d’un autre Juif (qui fut un penseur anarchiste nous rappelle Jean-Marc Izrine) pionnier du combat contre l’antisémitisme, premier défenseur d’Alfred Dreyfus : Bernard Lazare.

Diasporiques s’imprime dans l’actualité avec les chroniques de Charles Conte et la revue s’éloignerait de son engagement littéraire, artistique et sensible si Maurice Mourier ne donnait la parole au poète Tristan Felix , si Édouard Glissant n’évoquait la mémoire d’Aimé Césaire et si Anne-Emmanuelle Lazar et Sylvie Kuczynski ne nous entraînaient dans les tourbillons du Déluge… et des délicieuses recettes qu’on peut subtilement lui associer.

 

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